Les Anglais. (iV. d. Irad
\n POKSIKS DE RURN?^.
Commo la vie même deviont nialadio,
Clierche lo coin du feu du repos :
Là , rumine tes prudentes pensées
Sur tout ce que tu as vu, et entendu , et fait ;
Et enseitrne aux jeunes gens folâtres qui t'entourent
Des maximes de satre et saine expérience !
Dis-leur ijue le vrai et réel prix de l'homme,
Le grand critérium de sa destinée,
N'est pas : Es-tu haut ou bas?
La fortune nionte-t-elle ou descend-elle ?
Bien des talents ont-ils illustré ta main?
Ou la Nature avare t'en a-t-elle refusé même un?
Dis-leur, et imprime-le dans leur esprit,
Comme toi-même tu vas bientôt le reconnaître,
Que la faveur ou le courroux du ciel imposant
Est réservé à la vertu ou au vice.
Dis : Etre juste, et bon, et sage,
Là git la solide jouissance de soi-même ;
Quant aux voies insensées, égoïstes et sans foi ,
Elles mènent au malheur, au mépris et à la bassesse.
Ainsi résigné et tranquille , gagne insensiblement Le lit du sommeil durable 1 Sommeil dont tu ne t'éveilleras jamais, Nuit où ne poindra jamais l'aurore, Jusqu'à ce que la vie future, qui ne sera plus telle , Rende les bons à la lumière et à la joie, A une lumière et à une joie inconnues auparavant.
Va, étranger! que le ciel soit ton guide 1 Dit l'aumônier des bords du Nith.