‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 83 sur 267 · Les Anglais. (iV. d. Irad · texte numérisé non relu

Les Anglais. (iV. d. Irad

\n POKSIKS DE RURN?^.

Commo la vie même deviont nialadio,

Clierche lo coin du feu du repos :

Là , rumine tes prudentes pensées

Sur tout ce que tu as vu, et entendu , et fait ;

Et enseitrne aux jeunes gens folâtres qui t'entourent

Des maximes de satre et saine expérience !

Dis-leur ijue le vrai et réel prix de l'homme,

Le grand critérium de sa destinée,

N'est pas : Es-tu haut ou bas?

La fortune nionte-t-elle ou descend-elle ?

Bien des talents ont-ils illustré ta main?

Ou la Nature avare t'en a-t-elle refusé même un?

Dis-leur, et imprime-le dans leur esprit,

Comme toi-même tu vas bientôt le reconnaître,

Que la faveur ou le courroux du ciel imposant

Est réservé à la vertu ou au vice.

Dis : Etre juste, et bon, et sage,

Là git la solide jouissance de soi-même ;

Quant aux voies insensées, égoïstes et sans foi ,

Elles mènent au malheur, au mépris et à la bassesse.

Ainsi résigné et tranquille , gagne insensiblement Le lit du sommeil durable 1 Sommeil dont tu ne t'éveilleras jamais, Nuit où ne poindra jamais l'aurore, Jusqu'à ce que la vie future, qui ne sera plus telle , Rende les bons à la lumière et à la joie, A une lumière et à une joie inconnues auparavant.

Va, étranger! que le ciel soit ton guide 1 Dit l'aumônier des bords du Nith.

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