ODE
A LA >IK.MOIRE DE MISTRESr^ 0>WALD.
Habitant du sombre cachot là-bas,
Bourreau de la création, regarde
Qui apparaît en habits de veuve ,
Chargée d'années sans honneur.
Nouant avec inquiétude une bourse qui crève,
Assaillie de mille implacables malédictions!
STROPIIK.
Vois la face flétrie de cette vieille —
Ton examen le plus attentif jn-ul-il y découvrir
POKSIES DE BURNS. 129
Rion <lo la douoo et touchanle .cràre do riiunianiU'?
Remarque cet œil, c'est un rhume qui l'inoïKle.
Le flot de la pitié n'a jamais monte là :
Vois ces mains, qui jamais ne se sont étendues pour sauver,
Mains qui ])renaient — mais f[ui ne donnaient pas:
Gardienne du collVe de fer de Mammon ,
Voici quelle part sans qu'on la plaigne ni qu'on la bénisse ;
Elle part , mais non pour le royaume du repos éternel !
ANTISTROPflE.
Pilleur d'armées, lève tes yeux
(Arrêtez un instant, vous, démons qui le torturez^ ;
Vois-tu celle dont le pied se dirige vers toi avec répugnance ?
Ce n'est point un ange déchu, précipité des cieux supérieurs ;
C'est ta fidèle ancienne compagne,
Condamnée à partager ton ardente destinée ;
Tardive, elle fait route vers l'enfer.