‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 84 sur 267 · ODE · texte numérisé non relu

ODE

A LA >IK.MOIRE DE MISTRESr^ 0>WALD.

Habitant du sombre cachot là-bas,

Bourreau de la création, regarde

Qui apparaît en habits de veuve ,

Chargée d'années sans honneur.

Nouant avec inquiétude une bourse qui crève,

Assaillie de mille implacables malédictions!

STROPIIK.

Vois la face flétrie de cette vieille —

Ton examen le plus attentif jn-ul-il y découvrir

POKSIES DE BURNS. 129

Rion <lo la douoo et touchanle .cràre do riiunianiU'?

Remarque cet œil, c'est un rhume qui l'inoïKle.

Le flot de la pitié n'a jamais monte là :

Vois ces mains, qui jamais ne se sont étendues pour sauver,

Mains qui ])renaient — mais f[ui ne donnaient pas:

Gardienne du collVe de fer de Mammon ,

Voici quelle part sans qu'on la plaigne ni qu'on la bénisse ;

Elle part , mais non pour le royaume du repos éternel !

ANTISTROPflE.

Pilleur d'armées, lève tes yeux

(Arrêtez un instant, vous, démons qui le torturez^ ;

Vois-tu celle dont le pied se dirige vers toi avec répugnance ?

Ce n'est point un ange déchu, précipité des cieux supérieurs ;

C'est ta fidèle ancienne compagne,

Condamnée à partager ton ardente destinée ;

Tardive, elle fait route vers l'enfer.

Page 1