‹ Poésies complètes. Traduites de l'écossaisChapitre 87 sur 267 · EPITAPHE · texte numérisé non relu

EPITAPHE

Arrête, passant ! — Mon histoire est courte,

Et je dirai la vérité ; Je ne ferai aucun récit banal de douleur —

Car Matthew était un grand homme.

Si tu as un mérite peu commun,

Mais que tu sois repoussé à la porte de la fortune, Jette ici un regard de pitié —

Car Matthew était un homme pauvre.

Si tu es un noble soldat,

Toi qui passes près de ce tombeau.

Ici se réduit en poussière un vaillant cœur —

Car Matthew était un homme brave.

Si sur les hommes, leurs œuvres et leurs \oies Tu peux jeter une lueur peu commune,'

Ici gît qui aurait obtenu ton éloge — (]ar Matthew était un homme brillant.

Si à l'appel sacré de l'amitié

Tu es prêt à quitter la vie même,

Ta larme sympathique doit tomber —

» Car Matthew était un homme bon.

Si tu es franc et sans tache

Comme l'immuable azur, Celui-ci était un de tes parents —

Car Mntihew était un hcmunt- franc.

Si tu as lie lesprit, de la gaieté et du f»Mi.

Et que tu n'aies jamais craint le bon vin, Celui-ci était tes frère, mère et i)èr(^ —

Car Matthew était un jojeux honnu;.

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Si (juclfiuc maussade ivrogne île wliig Osait blâmer le pauvre Matthew,

Qui- la peine et le chagrin soient son lot ! Car Matthew était un homme rare.

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