DEUXIÈME APPENDICE
Et devant cette audace de langage, inconnue à la poésie française, il s'arrête lui-même. Mais de quels mots, de quels nobles termes se servir, ajoute-t-il, pour flétrir, pçur percer ces bourreaux :
Ils sont infects, impurs ; la lance qui les perce Sort impure, infecte comme eux !
Ce sont là de ces traits acérés, de ces virulentes apostrophes qui, nous le répi^tons, font comprendre le génie, jusqu'alors insaisissable, d'un Archiloque. Rien dans notre langue ne peut se comparer, pour la grandeur, la force et la véhémence, à ces derniers vers d'André Ghénier. C'est par eux que nous terminerons ce que nous avions à dire sur les manuscrits inédits du poète.
Après avoir expliqué au commencement de cet appendice par quelle heureuse circonstance nous avons pu en avoir connaissance avant la publication de cette seconde édition, il nous reste à remercier M. Guillaume Guizot, au nom de tous les amis du poète, car c'est à lui que le public doit d'avoir au moins une fois entendu ces beaux fragments dont i jamais s'enorgueillira la poésie française.
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