‹ Poésies de André ChénierChapitre 113 sur 418 · V. 5 et suiv. Imité de Bion, Idyl.t III · texte numérisé non relu

V. 5 et suiv. Imité de Bion, Idyl.t III

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L*imitàtion qu'a foite Ronsard, Od., V, ifxi», de cette idylle ne uianquc pas d*une certaine grâce.

V. 14. Apollon, qui garda les troupeaux chez Admète ; voy. iLuripide, Alceste. /

V. 15. Ce fut sur les bords du Ladon, fleuve d'Arcadie, près du Ménale, qu*eut lieu la métamorphose de Syrinx eh flûte [Ovide, Met. y I), la

iOS POÉSIES ANTIQUES.

Forma de neuf roseaux une flûte inégale.

Mais lui, sans écouter mes rustiques leçons,

M'apprenait à son tour d'amoureuses chansons :

La douceur d'un baiser et l'empire des belles ;

Tout rOlympe soumis à des beautés mortelles ; 20

Des flammes de Vénus Pluton même animé;

Et le plaisir divin d'aimer et d'être aimé.

Que ses chants étaient doux ! je m'y laissai surprendre.

Mon âme ne pouvait se lasser de l'entendre.

Tous mes préceptes vains, bannis de mon esprit, 35

Pour jamais firent place à tout ce qu'il m'apprit.

Il connaît sa victoire, et sa bouche embaumée

Verse un miel amoureux sur ma bouche pâmée.

Il coula dans mon cœur; et, de cet heureux jouri

Et ma bouche et mon cœur n'ont respiré qu'aqiourt so

construction de la syrinx ou flûle de Pan est 1<mguement expliquée dans Achilles Tatius, de Clit. ei Leuc. , YIII, Y(.

y. 21. Allusion à renlèvement de Prose rpine par Pluton ; voy. Apollodore, I, V ; Claudien, Bapt de Proserpine.

Y. 22. Trait charmant dont Catulle, XLY, embellit les amours d'Acmé et de Septimius :

Nunc ab auspicio bono profecti Muluis animis amant, amantur.

C'est là ce plaisir divin que In poésie a souvent célébré [voy. Plaut^, Cisi., I, III, 43; le Tasse, ÂmitUey I, 1}, cette amour mutuelle, comme dit André, Élégies , I, ix, 61, qu'il souhaite à ses plut ehen amis. Y. 28. Cette comparaison du baiser à la douceur du miel est fréquente chez les petits poètes grecs. Méléagre, AtUh., XII, 135 :

Eal ysc/9 lye!) ràx xa'àv eu ^tfiiocvi ^ùûh^tii

Et Argentarius, Anih,, Y, 32 :

Haï fiih fjàv ariÇeiç ùnb xe^A«7(v viSb ^utfucw* Ed. 1826. Après avoir mis // connut, au v. 27 :

Me versa son doux miel sur ma bouche pSmée. |1 coula dans mon cœur ; et, dés cet heureux ^our.

IDYLLSQ. 195

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