‹ Poésies de André ChénierChapitre 122 sur 418 · L'AMOUR LABOUREUR · texte numérisé non relu

L'AMOUR LABOUREUR

Nouveau cultivateur, armé d'un aiguillon,

L*Araour guide le soc et trace le sillon ;

Il presse sous le joug les taureaux qu'il enchaîne.

Son bras porte le grain qu'il sème dans la plaine.

Levant le front, il crie au monarque des dieux :

« Toi, mûris mes moissons, de peur que loin des cieux

Au joug d'Europe encor ma vengeance puissante

Ne te fasse courber ta tête mugissante. »

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