VIII. — Imité de Thomson, Automne
Be DOt too narrow, husbandmen I but fling Froin the full sheaf, with charitable steallb, The libéral handlul. Think, oh gratciul thinkl How good the God ot harvest is to you : Yiho pours abundance o'er your flowing fîelds. While thèse unhappy partners of your kind Wide hover round you, like the fowls of heaven, And ask their humble dole
fifPIGRAMMËS. 119
Souvien&-toi que Cybèle est la mère commune. 5
Laisse la probité que trahit la fortune, GonuBe loiseau du ciel, se nourrir à tes pieds De quelques grains épars sur la terre oubliés.
Fille du vieux pasteur, qui d'une main agile
Le soir emplis de lait trente vases d'argile.
Grains la génisse pourpre, au farouche regard,
Qui marche toujours seule, et qui paît à l'écart.
Libre, elle lutte et fuit intraitable et rebelle. 5
Tu ne presseras point sa féconde mamelle,
A moins qu'avec adresse un de ses pieds lié
Sous un cuir souple et lent ne demeure plié.
Vu et fait à Gatillon, près Forges, le 4 août 1792, et écrit à Goumay le lendemain.
IX. — V. 7. Théocrite, Idyll.y XXV, 102, a tracé un petit tableau semblable :
xaXùitiSiX* àpipvxMf itapaoreiSàv iyyvç àfUXytav.
V. 8. < Lent » est la traduction du latin lenttis que Virgile emploie, par exemple, Égl,, III, 38, 83, pour les arbustes qui plient mais ne rompent pas ; et, Enéide, VII, 634, pour l'argent qui est malléable ; mais lent n^iyoute pas beaucoup à l'idée de souple; cependant souple s'applique à la nature du cuir et lent à Teffet qu'on en attend.