FRAGMENT I
C'est le dieu de Nysa, c'est le vainqueur du Gange,
Y. 17. En donnant au mot el qui commence ce vers la valeur de ainsi que, on n'a pas besoin de supposer un verbe sous-entendu dans lès vers suivants. — Le tambour, c était le tympanum, sorte de tambour de basque, qu'on frappait avec les mains; voy. Lucrèce, II, 618; les cyn^ . haies étaient ce qu'elles sont encore aujourd'hui ; voy. Lucrèce, id. Les épithètes rauque et sonores, qu'André donne au tambour et aux cymbales, correspondent à rauca et à mollia. Quelques éd. de Properce [III, XVII, 33 et 36) donnent à tort mo//ia tympana et cymbala rauca, Burmann ^ et Lachmann ont changé ces épithètes, et mis, v. 53, mollia cymbala, et, v. 36, tympana rauca. Sonores est la signification très-juste de mollia, car mollia cymbala signifie des cymbales sensibles au moindre toucher, c'est-à-dire sonores.
V. 18. a Le hautbois tortueux, » tibia curva, TibuUe, II, i, 86. — Les crotales sont les castagnettes antiques ; a doubles, » parce que les crotales se composaient de deux lames. Bien qu'Ovide et Catulle ne parlent pas de cet instrument dans la description du cortège de Bacclius, il était cependant usité dans les Bacchanales, comme le prouve ce passage d'Euripide. Cycl., 203 :
oh x.pérxXa x^^xoO, ru/XTtàvwv t' àpAy/Accrct.
V. 19. De même, en chantant le lo-Paean [Homère, Hym. à Apollon, 514), les Cretois dansent sur le chemin en accompagnant Apollon, qui joue j de la cithare.
Y. 21. Le souvenir du Silène de Virgile s'ajoute ici. Silène avait élevé Bacchus ; il l'accompagna dans la guerre des Indes (Lucien, Bacchus) . Fragment I. — Ces quatre vers, qu'a retrouvés H. Sainte-Beuve, ne
* Il est probable qu'André se servait de l'édition de Burmann, qui venait de paraître eu 1780.
Au visage de vierge, aa front ceint de vendange, Qui dompte et fait courber sous son char gémissant Du lynx aux cent ^couleurs le front obéissant...