MÉDITATIONS - VOYAGES
 ÂBEL
Abel, doux confident de mes jeunes mystères, Vois, mai nous a rendu nos courses solitaires. Viens à Tombre écouter mes nouvelles amours ; Viens. Tout aime au printemps, et moi j'aime toujours. Tant que du sombre hiver dura le froid empire, 5
Tu sais si Taquilon s'unit avec ma lyre. Bfa Muse aux durs glaçons ne livre point ses pas; ^ Délicate, elle tremble à l'aspect des frimas,
I. — Y. 6. < S'unit. » André avait d'abord- mis ^ètecorde. y. 7. Yen inspiré de Virgile, Égl., X, 48, lorsque Gallus s'écrie en pensant à Lyooris 8ea\e, hélas I et loin de lui :
Ah ! tibi ne teneras glacies secei aspera plantas.
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Et près d'un pur foyer, cachée en sa retraite,
Entend les vents mugir, et sa voix est muette. io
Mais sitôt que Procné ramène les oiseaux,
Dès qu'au riant murmure et des bois et des eaux,
Les champs ont revêtu leur robe d'hyménée,
A ses caprices vains sans crainte abandonnée,
Elle renaît ; sa voix a retrouvé des sons ; 15
Et comme la cigale, amante des buissons,
De rameaux en rameaux tour à tour reposée.
D'un peu de fleur nourrie et d'un peu de rosée,
Propercc, I, viii, 7, écrit à Gynthie :
Tu pedibus teneris positas sulcare prainasi
Cf. le Tasse, Ger. lib., XVI, xxxix.