‹ Poésies de André ChénierChapitre 174 sur 418 · LIVRE I. — MÉDITATIONS. — VOYAGES · texte numérisé non relu

LIVRE I. — MÉDITATIONS. — VOYAGES

On le dit. Sur mon seuil jamais cette vplage 15

N'a mis le pied. Mais quoi ! son opulent passage, Moi qui l'attends plongé dans un profond sommeil, Viendra, sans que j'y pense, enrichir mon réveil.

Toi qu'aidé de l'aimant plus sûr que les étoiles,

Le'nocher sur la mer poursuit à pleines voiles ; 20

Qui sais de ton palais, d'esclaves abondant,

De diamant, d'azur, d'émeraudes ardent.

Aux gouffres du Potose, aux antres de Golconde,

Tenir les rênes d'or qui gouvernent le monde.

Brillante déité ! tes riches favoris 25

Te fatiguent sans cesse et de vœux et de cris :

Pe\i satisfait le pauvre. 0 belle souveraine]

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