‹ Poésies de André ChénierChapitre 181 sur 418 · V. 31. Horace, Od., I, iv · texte numérisé non relu

V. 31. Horace, Od., I, iv

JuQclœque Nymphis Grati» décentes Alterne terram quatiunt pede.

V. 32. C'est ainsi qu'Homère, Hym. à ApolL, 196, nous dépeint les Ci races :

V. 40. [Expression latine (dit André dans ses notes sur Malherbe, p. 20) dont notre langue a été enrichie par l'usage heureux qu'en a fait Despréaux :

Mais sans cesse ignorants de nos propres besoins.]

La simplicité chaste aux regards caressants. Près de qui les pervers deviendraient innocenis.

Artiste, pour l'honneur de ton durable ouvrage,

Graves-y tous ces dons brillants sur son visage. ^

Grave, si tu le peux, son âme et ses discours, 46

Sa voix, lien puissant d'où dépendent nos jours,

Les jours de ses amis, troupe heureuse et fidèle.

Qui vivent tous pour elle, et qui mourraient pour elle.

De la seule beauté le flambeau passager

Allume dans les sens un feu prompt et léger ; 50

Mais les douces Vertus et les Grâces décentes

N'inspirent aux cœurs purs que des flammes constantes.

Que ton œil voyageur de peuples en déserts

Parcoure l'ancien monde et traverse les mers :

Rome antique partout, Rome, Rome immortelle,

Vit et respire, et tout semble vivre par elle.

De l'Atlas au Liban, de l'Euphrate au Bétis, s

Du Tage au Rhin glacé, de l'Elbe au Tanaïs,

Et des flots de TEuxin à ceux de THyrcanie,

Partout elle a gravé le sceau de son génie.

Partout de longs chemins, des temples, des cités,

V. 46. Dépendre est ici pris avec le sens du latin dependere^ pendre de... André veut dire : saTOÎx est le lien puissant auquel sont attach's nos jours.

V. 51-52. Ce passage paraît imité d'un fragment du Dictys d'Eiiri pide [éd. Didot, p. 697), dont les vers 5 et 4 sont rapportés par Plutarqu • dans son traité sur l'Education des enfants :

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