V. 26. On peut rapprocher de ces vers le morceau
Houimes saints, hommes dieux, exemple des Romains^ qu'il a imité de J.-J. Rousseau.
(*) Dans VÉpître à Le Brun et au marquis de Brazais, v. 78, il exprime aussi cette belle pensée :
Qu'elle arme tous ses traits, nous sommes trois contre elle.
L'épitre est antérieure à cette élégie, qu'il adresse aux frères Trudaine, ses compagnons de voyage.
)*) Cette dernière phrase avait été supprimée à tort dans les éditions
10^ ELËGIES.
0 délices d*amour ! et toi, molle paresse,
Vous aurez donc usé mon oisive jeunesse !
Les belles sont partout. Pour chercher les beaux-arts,
Des Alpes vainement j*ai franchi les remparts :
Rome d*amours en foule assiège mon asile. 5
Sage vieillesse, accours ! 0 déesse tranquille,
De ma jeune saison éteins ces feux brûlants,
Sage vieillesse I Heureux qui dès ses premiers ans
A senti de son sang, dans ses veines stagnantes.
Couler d'un pas égal les ondes languissantes ; lO
Dont les désirs jamais n'ont troublé la raison ;
Pour qui les yeux n'ont point de suave poisou ;
Qui, s'il regarde et loue un front si gracieux,
Ne le voit plus sitôt qu'il a fermé les yeux !
Doux et cruels tyrans, brillantes héroïnes, i5
Femmes, de ma mémoire habitantes divines.
Fantômes enchanteurs, cessez de m'égarer.
précédentes. Nous l'avons rétablie d'après le texte de cette pièce, tel que M. de Latouche l'a donné dans la Revue de Paris. Cette phrase est précieuse, car elle donne la date de cette élégie, qui a dû être composée à Rome même.
XV. — André [comme il nous en avertit lui-même plus bas dans une note) voulait contredire pied à pied l'élégie contre la vieillesse. Comme André, Anacréon, qui parle souvent de la vieillesse, la présente sous un aspect tantôt riant, tantôt repoussant. Voy. les Odes XI, XLVII, LII, LIY.
Y. 7. C'est le souhait de Ronsard, Am., Il, xn :
Que ne suis-je insensible? ou que n'est mon visage De rides labouré?
V. 16. Le style homérique se plie heureusement aux grâces de i'élégic ; André parle des femmes comme Homère des Muses.