V. 20. Éd. 1826 et
Et les chœurs d'Apollon méconnaissent ma voix.
C'e^t la voix de la lyre que méconnaissent les chœurs d'Apollon. \. 22. Virgile, Géorg., II, 545 :
Exciperet eœli indulgentia terras.
V. 2i-28. Quel poêle n'a point exprimé cette pensée? Voy. Théocrito, W., VIII, 41 ; Virgile, Égl., VII, 55; Calpumius, H, 44; Marot, Elég., III; Segrais, £^/., l etV; Racan, Stances à des Fontaines^ etc.
V. 37. L'inversion rend la pensée de ce vers obscure ; André veut
LIYRE II. — CAMILLE. 235
Il n'est doux de pleurer qu'aux pieds de son amante, Tour la voir s'attendrir, caresser vos douleurs Et de sa belle main vous essuyer vos pleurs, 40
Vous baiser, vous gronder, jurer qu'elle vous aime, Vous défendre une larme et pleurer elle-même.
Eh bien ! sont-ils bien tous empressés à te voir?
As-tu sur bien des cœurs promené ton pouvoir?
Vois-tu tes jours suivis de plaisir et de gloire, i'»
Et chacun de tes pas compter une victoire ?
Oh! quel est mon bonheur si, dans un bal bruyant,
Quelque belle tout bas te reproche en riant
D'un silence distrait ton âme enveloppée.
Et que sans doute ailleurs elle est mieux occupée ! 50
Mais, dieux! puisses-tu voir sous un ennui rongeur
De ta chère beauté flétrir toute la fleur.
Plutôt que d'être heureuse à grossir tes conquêtes.
D'aller chercher toi-même et désirer des fêtes.
Ou sourire le soir, assise au coin d'un bois, 5^
dire que les pleurs que l'on verse pour une belle absente sont amers ; s'il était permis de supprimer la conjonction maiSf on pourrait heureusement corriger ce vers ainsi :
Amer est de pleurer pour une belle absente.
La pensée est de Properce, I, xi', 15 :
Félix, qui potuil praesenti flere puellœ : Non nihil ad^persis gaudet araor iacrymis.