‹ Poésies de André ChénierChapitre 237 sur 418 · V. 67. Éd. 1826 et · texte numérisé non relu

V. 67. Éd. 1826 et

Non : en la dépouillant de ses cordes guerrières. V. 68. Anacréon, XLVII :

Aore fjiOi Xûpviv *0/ui)i^ov,

ffo-jiriç âviude x^P^^^-

« JVfl 8U garder. » Inversion qu'a nécessitée la mesure du vers. André dit n'a su garder pour asutte garder.

V. 70. « Corajre. 9 C'est la Phéacie d'Homère; voy. Odyss., VI, VIL

Et sa bouche, au moment que je Tallais quitter,

Ma dit : « Tes vers sont doux, j'aime à les répéter. »

Si cette voix eût dit même chose à Virgile,

Abel, dans ses hameaux il eût chanté Camille, 8u

N'eût point cherché la palme au sommet d'iiélicou,

Et le glaive d'Ënée eût épargné Didon.

Et c'est Glycère, amis, chez qui la table est prête?

Et la belle Amélie est aussi de la fête ?

Et Rose, qui jamais ne lasse les désirs,

Et dont la danse molle aiguillonne aux plaisirs ?

Et sa sœur aux accents de la voix la plus rare 5

Unira, dites-vous, les sons de la guitare ?

Et nous aurons Julie, au rire étincelant.

Au sein plus que l'albâtre et solide et brillant?

Certe, en pareille fête autrefois je l'ai vue.

Ses longs cheveux épars, courante, 'demi-nue : lo

En ses bruyantes nuits Cithéron n'a jamais

Vu Ménade plus belle errer dans ses forêts.

J'y consens. Avec vous je suis prêt à m'y rendre.

Allons. Mais si Camille, ô dieux! vient à l'apprendre!

V. 79-82. Voici la même pensée dans Ronsard, Am., I, lxxxvi :

Si récrivain de la grégeoise armée Eust veu tes yeux qui serf me tiennent pris, Les faits de Mars il n'eust jamais empris, Et le duc grec fust mort sans renommée.

V. 82. On sait que Didon se tua avec le glaive d'Énée ; voyez Yiriiilc, En , IV, 507.

V. 4. Properce, II, xii, a dit en parlant de la démarche de Cynthie :

Ut soleaat molliier ire peUes.

Page 1