V. 72. Voy. Le Brun, ÉpU., I, i
V. 76. Tout ce passage respire l'enthousiasme de la première jt'unesse. André avait alors vingt ans. Le Brun l'avait comblé d'éloges, i:::i:s- Ghénier s'acquitte amplement.
V. 91. Allusion évidente à une lecture que Le Brun fit chez Bufio:!, de quelques fragments du Poème de la Nature.
Que son âme se peint dans ses regards touchants.
Et vole sur sa bouche au-devant de tes chants ; iOO
Qu'elle interrompt ta voix, et d'une voix timide
S'informe de Fanni, d'Églé, d'Adélaïde,
Et, vantant les honneurs qui suivent tes chansons,
Leur envie un amant qui fait vivre leurs noms?
Le Brun, qui nous attends aux rives de la Seine,
Quand un destin jaloux loin de toi nous enchaîne ;
Toi, Brazais, comme moi sur ces bords appelé,
Sans qui de l'univers je vivrais exilé ;
Depuis que de Pandore un regard téméraire 5
Versa sur les humains un trésor de misère.
Pensez-vous que du ciel l'indulgente pitié
Leur ait fait un présent plus beau que l'amitié ?
Ah ! si quelque mortel est né pour la connaître
C'est nous, âmes de feu, dont l'Amour est le maître. io