‹ Poésies de André ChénierChapitre 328 sur 418 · V. 217. « Dans son vide, > dans le vide de ses pensées · texte numérisé non relu

V. 217. « Dans son vide, > dans le vide de ses pensées

V. 218. Par exemple Ghœrilus, que cite M. Sainte-Beuve, Étude wr Virgile. Voy. La Bruyère, des CEuvres de Vesprit, au début.

De doux ravissements partout accompagnée, ^ao

Aux lieux les plus déserts, ses pas, ses jeunes pas.

Trouvent mille trésors qu'on ne soupçonnait pas.

Sur Taride buisson que son regard se pose.

Le buisson à ses yeux rit et iette une rose.

Elle sait ne point voir, dans son juste dédain, 2*25

Les fleurs qui trop souvent, courant de main en main,

Ont perdu tout l'éclat de leurs fraîcheurs vermeilles ;

Elle sait même encore, ô charmantes merveilless'

Sous ses doigts délicats réparer et cueillir

Celles qu'une autre main n'avait su que flétrir. 25<i

Elle seule connaît ces extases choisies,

D*un esprit tout de feu mobiles fantaisies.

Ces rêves d'un moment, belles illusions,

D'un monde imaginaire aimables visions.

Qui ne frappent jamais, trop subtile lumière, 235

Des terrestres esprits l'œil épais et vulgaire.

Seule, de mots heureux, faciles, transparents.

Elle sait revêtir ces fantômes errants :

Ainsi des hauts sapins de la Finlande humide.

De l'ambre, enfant du ciel, distille l'or fluide, 240

Et sa chute souvent rencontre dans les airs

Quelque insecte volant qu'il porte au fond des mers ;

De la Baltique enfin les vagues orageuses

Roulent et vont jeter ces larmes précieuses

Où la fière Vistule, en de nobles coteaux, 845

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