‹ Poésies de André ChénierChapitre 330 sur 418 · V. 279. L'Hercule Famèse · texte numérisé non relu

V. 279. L'Hercule Famèse

Y. 280. Le groupe de Laocoon. — a La mort envenimée, » causée par le poison.

Y. 281. Le Moïse de Michel-Ange.

Y. 282. « Tout entier. » Expression poétique qui donfhe à la pensée un degré très-élevé de force et d'énergie ; c'est le totus des Latins. Les exemples en sont nombreux ; quelques-uns sont célèbres. Yoy. Horace, Od., I, x'x; Yirgile, En., lY, 363; Stace, ÂchilL, II, 183; Claudien, Rapt. Proserp.f I, 6, etc.; Corneille, Horace, Y, m; Cinna,^, m (et Comm. de Yoltaire) ; Racine, Phèdre, I, m ; Iphig., I, ii; Alex., Y, III, etc. ~ Gentil-Bernard, Art d'aimer, II :

Quand loul s'anime à ses douces haleines, Vénus (nfière habite dans nos veines.

Et sans suivre leurs pas imiter leur exemple,

Faire, en s'éloignant d'eux avec un soin jaloux,

Ce qu'eux-même ils feraient s'ils vivaient parmi nous! 290

Que la nature seule, en ses vastes miracles,

Soit leur fable et leurs dieux, et ses lois leurs oracles ;

Que leurs vers, de Téthys respectant le sommeil.

N'aillent plus dans ses flots rallumer le soleil ;

De la cour d'Apollon que l'erreur soit baimie, 295

Et qu'enfin Calliope, élève d'Uranie,

Montant sa lyre d'or sur jm plus noble ton,

En langage des dieux fasse parler Newton !

Oh ! si je puis, un jour... ! Mais quel est ce murmure?

Quelle nouvelle attaque et plus forte et plus dure ? 300

0 langue des Français ! est-il vrai que ton sort

Est de ramper toujours, et que toi seule as tort ?

Ou si d'un faible esprit Findolente paresse

Veut rejeter sur toi sa honte et sa faiblesse ?

Il n'est sot traducteur, de sa richesse enflé, 305

Sot auteur d'un poème, ou d'un discours sifflé.

Ou d'un recueil ambré de chansons à la glace,

Qui ne vous avertisse, en sa fière préface.

Que si son style épais vous fatigue d'abord,

Si sa prose vous pèse et bientôt vous endort, 310

V. 290. Voy. Longin, de Subi., XII. Longin parle au point de vue de l'expression, et Ghénier au point de vue de la conception.

Y. 294. Bailly, Hist. de t Astronomie : « On lyoute qu'Épiciire croyait que le soleil s*allumait le matin et s'éteignait le soir dans les eaux de l'Océan. »

V. 298. Bailly, ^ts^. deVAstr. : «La poésie, que nous appelons le langage des Dieux, était jadis la langue consacrée aux merveilles de la nature. »

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