V. 372, 375, 574. Éd. 1826 et
Naître des langues sœurs, dont le temps et l'usage, Consacrant par degrés l'idiome naissant, Illustrèrent la source et polireut l'accent.
Par des sentiers divers guidant diversement,
D\ine lime insensible ont poli lentement,
Sans pouvoir en entier, malgré tous leurs prodiges, 375
De la rouille barbare effacer les vestiges.
De là du castillan la pompe et la fierté.
Teint encor des couleurs du langage indompté
Qu'au Tage transplantaient les fureurs musulmanes.
La grâce et la douceur sur les lèvres toscanes sso
Fixèrent leur empire, et la Seine à la fois
De grâce et de fierté sut composer sa voix.
Mais ce langage, armé d'obstacles indociles.
Lutte et ne veut plier que sous des mains habiles.
Est-ce un mal? Eh! plutôt rendons grâces aux dieux. .')g5
Un faux éclat longtemps ne peut tromper nos yeux,
Et notre langue même, à tout esprit vulgaire
De nos vers dédaigneux fermant le sanctuaire,
L'avertit dès l'abord que s'il y veut monter
Il faut savoir tout craindre et savoir tout tenter, 500
Et, recueillant affronts ou gloire sans mélange,
S'élever jusqu'au faîte ou ramper dans la fange.
V. 574. C'ost la même expression que dans la note manuscrite portée par André sur son exemplaire de VAratus de Fell : « Enimvero libellus iste non eadem lima claboratus atque perpolitus. »