VII
..... Et note nares contingit odore.
HERHËS. 365
D*un agile chevreuil suit les pas odorants.
L'animal, pour tromper leur course suspendue, 5
Bondit, s'écarte, fuit, et la trace esf perdue.
Furieux, de ses pas cachés dans ces déserts.
Leur narine inquiète interroge les airs.
Par qui bientôt frappés de sa trace nouvelle,
Ils volent à grands cris sur sa route fidèle. » lO
VU. — La pensée suivante, pour le ton, fait songer à Pascal; la brusquerie du début nous représente assez bien André en personne, causant :
« L^homme jug« toujours les choses par les rapports qu'elles ont avec lui. C'est béte. Le jeune homme se perd dans un tas de projets comme s'il devait vivre mille ans. Le vieillard qui a usé la vie est inquiet et triste. Son importune envie ne voudrait pas que la jeunesse Fusât à son tour. Il crie : Tout est vanité ! — Oui, tout est vain sans doute, et cette manie, cette inquiétude, cette fausse phflo- Sophie, venue malgré toi lorsque tu ne peux plus remuer, est plus vaine encore que tout le reste. »
Vni. — Le poète se proposait de clore le morceau des sens par le développement de cette idée :
« Si quelques individus, quelques générations, quelques peuples, donnent dans un vice ou dans une erreur, cela n*empêche que Fâme et le jugement du genre humain tout entier ne soient portés à la vertu et à la vérité, comme le bois d un arc, quoique courbé et plié un moment, n'en a pas moins un désir invincible d'être droit, et ne s'en redresse pas moins dès qu'il le peut. Pourtant, quand