V. 8. Ovide, Halietd
QiUB nunc elatis rimanlur naribus auras Et ouuc demisso qiuerunt vestigia roslro, etc.
VIII. — L'image qui termine la pensée d'André est de Perse, Sat., V, 159 :
Nam luctata canis nodum abrupit; attamen illi, Qanm fugit, a collo trahilur pars longa catenae.
Racine n'y songeait-il pas, quand il a fait dire à Oreste {Andr,,}, i) :
Et tu m*a« va depuis
Traîner de mers en mers ma ekaine et mes ennuis?
une longue habitude l'a tenu courbé, il ne se redresse plus; cela fournit un autre emblème :
Et traîne
Encore après ses pas la moitié de sa chaîne. »
IX. — C'est peut-être ici qu'André se proposait d^introduire « Le sage magicien qui (dit-il) sera un des héros de V Hermès, et qui doit passer par plusieurs métamorphoses propres à montrer allégoriquement Thistoire de l'espèce humaine. »
C'est d'après les fables relatives à Pythagore, à Empédocle, à Ennius que cet épisode devait être composé. André eût tiré un grand parti de cette fiction au point de vue dramatique de sa composition. Il eut ainsi évité heureusement la monotonie de trop longues descriptions. C'est sans doute c le sage magicien » qui dcyait raconter, du ton lugubre d'un Pline l'Ancien, les premières misères, les égarements et les anarchies de l'humanité commençante. C'est à son récit que pourraient donc se rapporter les notes qui smTent.
X. — C'est dans la peinture des égarements de l'esprit humain dans ses commencements que devait se trouver l'explication qu^André tente de l'origine des religions. 11 n'en distingue pas même le nom de celui de la superstition pure, et ce qui se rapporte à cette partie du poëme, dans ses papiers, est volontiers marqué en marge du mot flétrissant ^eiai^atfMvîa.
XI. — ff Tout accident naturel dont la cause était inconnue, un ouragan, une inondation, une éruption de volcan, étaient regardés comme une vengeance céleste... »