IX. — Ce fragment en prose a été publié par H. Egger
X. — [Par ses plans de poésie physique, en retournant à Empédocle, André était de plus le contemporain et comme le disciple de Lamarck et de Cabanis , il ne l'est pas moins de Boulanger et de tout son siècle, par Texplication qu'il tente de l'origine des religions. — Ici Ton a peu à regretter qu* André n*ait pas mené plus loin ses projets : il n'aurait en rien échappé, malgré toute sa nouveauté de style, au lieu commun d'alentour, et il aurait reproduit, sans trop de variantes, le fond de d'Holbach ou de VEssai sur les préjugés. Sainte-Beuve.]
XI. — Lucrèce, Y, 1217. Passage célèbre où Bayle prétend que Lucrèce a désigné la Providence. Tacite, Annales, h Xi^viii, a dit : c Sunt mobiles ad superstitionem peroulsse semel mentes. >
XII. «^ « L'homme égaré do ]a voie^ effrayé de quelques phénomènes terribles, se jeta dans toutes les superstitions, le feu, les démons... Ainsi le voyageur, dans les terreurs de la nuit, regarde et voit dans les nuages des centaures, des lions, des dragons, et mille autres formes fantastiques. Les superstitions prirent la temture de Tesprit des peuples, c'est-à-dire des climats. Rapide multitude d'exemples. Mais l'imitation et l'autorité changent le caractère. De là souvent un peuple qui aime à nre ne voit que diable et qu'enfer. »
Xin. — C'est ainsi, par des raisons tirées du climat, qu'il eût peut-être expliqué la base impie de la religion des Éthiopiens et le vœu présumé de son fondateur :
« Il croit (aveugle erreur ! ) que de l'ingratitude Un peuple tout eutier peut se faire une étude, L'établir pour son culte, et de dieux bienfaisants Blasphémer de concert les augustes présents. »
XIV. — Après les époques d'égarements seraient venues les époques d'anarchie. 11 se réservait de grands et sombres tableaux à retracer par la bouche du « sage magicien. »
XII. — Lucrèce, V, 49. — En parlant de ces frayeurs des hommes, Lucrèce, VI, 31 :
Nam veluti pueri trépidant, atque omnia csecis In tenebris metuunt , sic nos in luce timemus Interdum, nihilo quœ sunt metuenda magis, quam Quœ pueri in tenebris pavitant finguntque futura.
Cf. Lucrèce, V, 1160.
XIII. — Le fait relatif à la religion des Éthiopiens, dont parle André, est rapporté par Diodore, III, ix. Quelques peuplades éthiopiennes ne reconnaissaient pas de dieu ; lorsque le soleil, se levait, comme s'il était leur plus cruel ennemi, ils se retiraient dans les marais en blasphémant. C'est ce que Pomponius Mêla raconte aussi des Atlantes, I, viii.