‹ Poésies de André ChénierChapitre 35 sur 418 · L'AVEUGLE · texte numérisé non relu

L'AVEUGLE

« Dieu dont Tare est d'argent, dieu de Claros, écoule ; 0 Soiinthée-Apollon, je périrai sans doute, Si tu ne sers de guide à cet aveugle errant. »

l.'^IJ Aveugle, c'est la légende d'Homère, telle qu'elle se trouve dans les œuvres mêmes du po?te ou du moins dans les hymnes qui lui sont attribués. Dans V Hymne à Apollon, i65, ne voyons-nous pas l'aveugle divin, l'habitant de Chio, l'aède immortel, qui parcourt les Gyclades en chantant? N'y a-t-il pas là en germe l'idylle de Ghénier? Mais André, sans nul doute, comme l'a remarqué H. Sainte-Beuve, avait lu dans la Vie (T Homère, faussement attribuée à Hérodote, l'arrivée de l'aveugle à Chio, chez Glaucus. — Yoy.Riccius, Diss, Hom., p. 507, 508.

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