V. i. Iliade, I
K'àxAI fier), 'Apyuporo^* oç Xpùvriv à/i^i€iêy)xaç^
S/xcvQeû
Clnros est cité dans l'énumération des lieux consacrés à Apollon, //. à Ap., 40. L'expression de Clarius deus est dans Ovide, Met., XI, 413. — \.c début de /'i4t)eii^/e rappelle un chœur d'Euripide [Rhésus, 224).
Y. 2. « Sminthée-d, surnom d'Apollon rdieu de Sminthe, en Troade, ou tueur de rats. Apollon, dit-on, tua les rats (v/a^vGoc, dans le dialecte du pays^ qui ravageaient les champs de Crinis, grand prêtre a Chrysa ; voy. Didyme, Schol. Iliade, I, 39. Cette histoire se trouvait dans les livres perdus de l'historien Polémon. Cf. Clément d'Alexandrie, Adm. ad. geiUes, p. 10, D; Strabon, XIII, I, 64.
Vi 3k L'aveugle se désigne ici d'une façon démonstrative {SeiAmC)i)>
C'est ainsi qu'achevait l'aveugle en soupirant,
Et près des bois marchait, faible, et sur une pierre 5
S'asseyait. Trois pasteurs, enfants de cette terre,
Le suivaient, accourus aux abois turbulents
Des molosses, gardiens de leurs troupeaux bêlants.
Ils avaient, retenant leur fureur indiscrète.
Protégé du vieillard la faiblesse inquiète ; lo
Ils l'écoutaient de loin, et, s'approchant de lui :
(( Quel est ce vieillard blanc, aveugle et sans appui ?
Serait-ce un habitant de l'empire céleste?
Ses traits sont grands et fiers ; de sa ceinture agreste
Pend une lyre informe, et les sons de sa voix 15
Émeuvent l'air, et l'onde, et le ciel, et les bois. »
Mais il entend leurs pas, prête l'oreille, espère. Se trouble, et tend déjà les mains à la prière.
Cette tournure appartient à la langue greccpie, où l'on trouve très-souvent un pronom démonstratif mis pour un pronom personnel (voy. les tragiques), et non-seulement le genre de la personne désignée, mais encore, quoique plus rarement, le neutre. Le chœur, dans les Perses d'Eschyle, se désignant, débute par râ^e... Les Latins ont pris cette tournure des Grecs; il y en a plusieurs exemples dans Plante et dans Térence. En voici un dans Corneille, Polyeucte, V, m :
C'en est assez : Félix, reprenez ce courroux, Et sur cet iMOlent vengez vos dieux et vous.
V. 4. L'inversion du premier verbe est une tournure toute poétique En voici un exemple remarquable dans Racine, Idylle de la paix :
Déjà marchait devant les étendards
Bellone, les cheveux épars, Et se flattait d'éterniser les guerres Que sa fureur soufflait de toutes parts.
V. 6-iO. C'est ainsi que, dans VOdyssée, XIV, 29, lorsque les chiens se précipitent en aboyant sur Ulysse, le bouvier accourt et les éloigne à coups de pierres. Théocrite, Id. XXY, 68, a imité ce passage d'Homère.
V. 14. Ce trait semble emprunté à Virgile, Égl., VI, 17, dans le portrait qu*il trace de Silène endormi :
Et gravis attrita pendebat cantharus ansa.
V. 18. « A la jtrière. » Ad preces; ad precandum. André voyai une grande ressource pour le poète dans cette construction toute latine
« Ne crains point, disent-ils, malheureux étranger
(Si plutôt, sous un corps terrestre et passager, 20
Tu n'es point quelque dieu protecteur de la Grèce,
Tant une grâce auguste ennoblit ta vieillesse !)';
Si tu n*es qu'un mortel, vieillard infortuné,
Les humains près de qui les flots t'ont amené
Aux mortels malheureux n'apportent point d'injures. 25
Les destins n'ont jamais de faveurs qui soient pures.
Ta voix noble et touchante est un bienfait des dieuît ;
Mais aux clartés du jour ils ont fermé tes yeux.
— Enfants, car votre voix est enfantine et tendre.
Vos discours sont prudents plus qu'on n'eût dû l'attendre ; 50
Mais, toujours soupçonneux, l'indigent étranger
Croit qu'on rit de ses maux et qu'on veut l'outrager.
Ne me comparez point à la troupe immortelle :
de la préposition à; aussi remploie-t-il à chaque instant, quoique plus ou moins heureusement, en dépit de Voltaire qui Ta si souvent condamnée dans son commentaire sur Corneille.
Y. 20. Hom., Hymne à Apoll., 464 :
Selv', inel oh fiïv yôip ri xaraBvriroXviv eotzag, où HfiMÇt ohSi fxjrnif, ocXV àdavàT0C7c Beoïvtv . . .
On trouve cette idée fréquemment exprimée chez les poctes. André y reviendra dans le Mendiant, 21 .
V. 25. « Apportent, » se traduirait en grec par rtôeïfft, avec la signification qu'Homère donne fréquemment à ce mot, comme dans le 2* vers du premier chant de V Iliade : ^
']f. Iliade, XVI, 262.