V. 1. Catulle, XXXIf, appelle Ipsithilla « meae deliciae
Baise la feuille aimée et la porte à son cœur.
Tout à coup de ses doigts laquilon ravisseur
Vient, r^nporte et s'enfuit. Dieux ! il se lève, il crie,
Il voit, par le vallon, par Tair, par la prairie, lo
Fuir avec ce papier, cher soutien de ses jours,
Son àme et tout lui-même et toutes ses amou|^.
Il tremble de douleur, de crainte, de colère.
Dans ses yeux égarés roule une larme amère.
Il se jette en aveugle, à le suivre empressé, vî
Court, saute, vole, et Yœi\ sur lui toujours fixé.
Franchit torrents, buissons, rochers, pendantes cimes,
Et l'atteint, hors d'haleine, à travers les abîmes.
Viens près d'elle au matin, quand le dieu du repos Verse au mol oreiller de plus légers pavots. Voir, sur sa couche encor du soleil ennemie. Errer nonchalamment une main endormie.
Ses yeux prêts à s'ouvrir, et sur son teint vermeil Se reposer encor les ailes du sommeil.
Tout mortel se soulage à parler de ses maux, te suc que d'Amérique enfantent les roseaux
IV. — Ces Ters ayaient été classés dans les Fragmenta d^élégies par les précédents éditeurs.. Yoy. Élég., II, xviii, iZ, un petit tableau semblable ; c'est, pour mieux dire, le même, traité différemment.
V. — Ces vers se trouvent dans les autres éditions parmi les Fragments dt élégies.