‹ Poésies de André ChénierChapitre 365 sur 418 · VI. — V. 9. Éd. 1826 et · texte numérisé non relu

VI. — V. 9. Éd. 1826 et

Mais .souvent malgré toi» sans llel et sans injure.

Peut tourner la querelle en débat sérieux.

Oh ! trop heureuse alors si, pour ftiir cet orage,

Les Grâces t*ont donné leur divin badiuage,

Cet air humble et soumis de n'oser s'approcher^

D'avoir peur de ses yeux et de t'aller cacher, îo

Et de mille autres jeux l'inévitable adresse,

De mille mots plaisants l'aimable gentillesse,

Enfin tous ces détours dont le charme ingénu

Force un rire amoureux vainement retenu.

11 t'embrasse, il te tient, plus que jamais il t'aime ; 25

C'est ton tour maintenant de le bouder lui-même.

Loin de s'en effrayer, il rit, et mes secrets

L'ont instruit des moyens de ramener la paix.

Le courroux d'un amant n'est point inexorable.

Ah ! si tu la voyais, cette belle coupable.

Rougir et s'accuser, et se justifier.

Sans implorer sa grâce et sans s'humilier,

Pourtant de l'obtenir doucement inquiète, 5

Et, les cheveux épars, immobile, muette.

Les bras, la gorge nus, en un mol abandon,

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