V. 18. Segrais, Athis, III, s'adressant à l'Amour
Il faut être appelé dans tes secrets mystères. Pour pouvoir exprimer ces aimables colères, Ces invitants refus, ces démêlés charmants, Ces transports désirés, ces doux empressements. Et ces rudes combats dont les plus fortes armes Sont les soumissions, les soupirs et les larmes.
V. 24. Ce irait est imité de Pétrone, Saiyr., CXXVIII : « Rapuitdein>W taccnti spéculum, et postquam omnes vuUus tcntavit, guos soUl intcr amantes risus frangere. . . »
VII. — Ce fragment faisait partie des Fvag, d élégies, d«ns Icsautn^ éditions.
Tourner sur toi des yeux qui demandent pardon !
Crois qu'abjurant soudain le reproche farouclie,
Tes baisers porteraient son pardon sur sa bouche. iO
Qu'il est doux, au retour de la froide saison,
Jusqu'au printemps nouveau regagnant la maison,
De la voir devant vous accourir au passage.
Ses cheveux en désordre épars sur son visage !
Son oreille de loin a reconnu vos pas : 5
Elle vole, et s'écrie, et tombe dans vos bras ;
Et sur vous appuyée et respirant à peine,
A son foyer secret loin des yeux vous entraîne.
Là, mille questions qui vous coupent la voix.
Doux reproches, baisers, se pressent à la fois. lO
La table entre vous deux à la hâte est servie :
L'œil humide de joie, au banquet elle oublie
Et les mets et la table, et se nourrit en paix
Du plaisir de vous voir, de contempler vos traits.
Sa bouche ne dit rien, mais ses yeux, mais son âme, 15
Vous parlent ; et bientôt des caresses de flamme
Vous mènent à ce lit qui se plaignait de vous.
C'est là qu'elle s'informe avec un soin jaloux
Si beaucoup de plaisirs, surtout si quelque belle
Habitait la contrée où vous étiez loin d'elle. 20
Vlll. — Nous avons détaché ce fragment de ÏÉpttrey, avec laquelle il n'avait aucun rapport. — Segrais, Égl, III, a tracé un tableau semblable :
0 dieux I que de plaisir, si, quand j'arriverai,
Elle me voit plus tôt que je ne la verrai;
Et du haut du coteau qui découvre ma route,
En s' écriant : C'est lui ! c'est lui-même, sans doute I
Pour descendre en la rive elle ne fait qu'un pas,
Vient jusqu'à moi peut-être ; et, me tendant les bras,
M'acc«rde un doux baiser de sa bouche adorable !
410 POBUES.
Quand Junon sur Tlda plut au maître du monde,
Xanthus l*avait tenue au cristal de son onde,
Et sur sa peau vermeille une savante main
Fit distiller la rose et les flots de jasmin.
Cultivez vos attraits : la plus belle nature 5
Veut les soins délicats d'une aimable culture.
Mais si l'usage est doux, l'abus est odieux.
IX. — Y. 1. Le début de ce fragment est inspiré de Pétrone, Sol.,