‹ Poésies de André ChénierChapitre 376 sur 418 · L'AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

L'AMÉRIQUE

Magellan, fils du Tage, et Drake et Bougainvillé

Et TAnglais dont Neptune aux plus lointains climats

Reconnaissait la voile et respectait les pas.

Le Cancer sous les feux de son brûlant tropique

L'attire entre TÂsie et la vaste Amérique, s

Eu des ports où jadis il entra le premier.

Là rinsulaire ardent, jadis hospitalier,

L'environne : il périt. Sa grande âme indignée,

L'ÀMéRiQUE, comme nous l'avons dit dans VAppetidice II, deTalt avoir trois chants, dont André avait tracé un plan succinct. Ce travail était trèspeu avancé ; il n'en a été" publié cpie les deux fragments que nous donnons ici.

I. Ce fragment, dont les onze premiers vers sont inédits, a été rectifié sur le manuscrit, que nous devons à M. Emile Deschamps, et qui ne porte aucun titre. C'est une énumération des plus célèbres navigateurs, qui peut-être faisait partie du prologue général. Ce fragment fut composé à la fin de 1793 ou au commencement de 1794, six ans après les dernières nouvelles qu'on reçut de La Pérouse, en 1788 (voy. v. 16).

V. 2. Cook, qui périt dans une des îles Sandwich, sous les coups des insuUires, qui l'avaient reçu amicalement lors et son premier voyage.

Page 1