V. 112. Voy. VInventiott
Symé, puisque tes fils dédaignent Mnémosyue, Puisqu'ils ont fait outrage à la muse divine, Que leur vie et leur mort s'éteignent dans l'oubli ; iiu
Que ton nom dans la nuit demeure enseveli !
— Viens, suis-nous à la ville ; elle est toute voisine, Et chérit les amis de la muse divine.
Un siège aux clous d'argent te place à nos festins ;
Et là les mets choisis, le miel et les bons vins, lio
Sous la colonne où pend une lyre d'ivoire,
Te feront de tes maux oublier la mémoire.
Et si, dans le chemin, rhapsode ingénieux,
Tu veux nous accorder tes chants dignes des cieux.
Nous dirons qu'Apollon, pour charmer les oreilles, lis
T'a lui-même dicté de si douces merveilles.
— Oui, je le veux; marchons. Mais où m'entraînez-vous ? Enfants du vieil aveugle, en quel lieu sommes-nous?
V. 113. a Mnémofsyne, d la mère des Muscs. V. 114. Homère, Épigr. aux Cyméens :