V. 2H. Éd. 1826 et
Les mortels oubliaient, par ce philtre charmés. . V. 212. Homère, Orf., IX, 54.
PETITS POÈMES. ii
Voyaient ensanglanter les banquets cl*h\ menée.
Quand Thésée, au milieu de la joie et du vin, 21!»
La nuit où son ami reçut à son festin
Le peuple monstrueux des enfants de la Nue,
Fut conti^aint d'arracher l'épouse demi-nue
Au bras ivre et nerveux du sauvage Eurytus.
Soudain, le glaive en main. Tardent Pirithoûs : iSO
« Attends ; il faut ici que mon affront s*expie.
Traître ! » Mais, avant lui, sur le centaure impie
Dryas a fait tomber, avec tous ses rameaux.
Un long arbre de fer hérissé de flambeaux.
L'insolent quadrupède en vain s'écrie ; il tombe, »5
Et son pied bat le sol qui doit être sa tombe.
"V. 214. Le combat des Lapithes et des Centaures aux noces de Pirithoûs, roi des Lapithes, et d'Hippodamie ; voy. Odyssée, XXI, 295; Iliade, I, 266 et II, 742 ; Hésiode, Scut. Herc, 178 ; Virgile, Géorg., II, 455. La description qu'en a faite Chénier est imitée de celle d'Ovide (Mél.f XII, 210), qui, longue et diffuse, n*a pas moins de 325 vers. — Cf. ApoUodore, II, v ; Plutarque, Thésée.
V. 217. Les Centaures étaient fils d'Ixion et de la Nue, que Jupiter jaloux substitua à Junon ; voy. Pindare, Pyth., 78, et Schol,; Diodore,
lY, LXIX, LXX.