‹ Poésies de André ChénierChapitre 48 sur 418 · V. 2H. Éd. 1826 et · texte numérisé non relu

V. 2H. Éd. 1826 et

Les mortels oubliaient, par ce philtre charmés. . V. 212. Homère, Orf., IX, 54.

PETITS POÈMES. ii

Voyaient ensanglanter les banquets cl*h\ menée.

Quand Thésée, au milieu de la joie et du vin, 21!»

La nuit où son ami reçut à son festin

Le peuple monstrueux des enfants de la Nue,

Fut conti^aint d'arracher l'épouse demi-nue

Au bras ivre et nerveux du sauvage Eurytus.

Soudain, le glaive en main. Tardent Pirithoûs : iSO

« Attends ; il faut ici que mon affront s*expie.

Traître ! » Mais, avant lui, sur le centaure impie

Dryas a fait tomber, avec tous ses rameaux.

Un long arbre de fer hérissé de flambeaux.

L'insolent quadrupède en vain s'écrie ; il tombe, »5

Et son pied bat le sol qui doit être sa tombe.

"V. 214. Le combat des Lapithes et des Centaures aux noces de Pirithoûs, roi des Lapithes, et d'Hippodamie ; voy. Odyssée, XXI, 295; Iliade, I, 266 et II, 742 ; Hésiode, Scut. Herc, 178 ; Virgile, Géorg., II, 455. La description qu'en a faite Chénier est imitée de celle d'Ovide (Mél.f XII, 210), qui, longue et diffuse, n*a pas moins de 325 vers. — Cf. ApoUodore, II, v ; Plutarque, Thésée.

V. 217. Les Centaures étaient fils d'Ixion et de la Nue, que Jupiter jaloux substitua à Junon ; voy. Pindare, Pyth., 78, et Schol,; Diodore,

lY, LXIX, LXX.

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