‹ Poésies de André ChénierChapitre 67 sur 418 · V. ^75.. Cf. Sophocle, Philoct,, 172 et 701 (Musg · texte numérisé non relu

V. ^75.. Cf. Sophocle, Philoct,, 172 et 701 (Musg

Y. 278'! Nous avons préféré la leçon de 1* ayolla à celle de M. de Latouche :

Des corbeaux et des loups les tristes hurlements.

V. 282. « // se traîne. » Après une phrase à périodes nombreuses et remarquablement construite, André rejette savamment le verbe a la fin. 11 est rare de trouver dans un poëte une inspiration ainsi composée d'abondance et de clarté.

A la porte d'un temple, en invoquant la mort.

— Que m'as-lu dit? La foudre a tombé sur ma tête.

Dieux ! ah ! grands dieux ! partons. Plus de jeux, plus de fête,

Parlons. Il fajit vers lui trouver des chemins sûrs ;

Partons. Jamais sans lui je ne revois ces murs.

Ah! dieux! quand dans le vin, les festins, labondance.

Enivré des vapeurs d*une folle opulence,

Celui qui lui doit tout chante, et s'oublie, et rit, î90

Lui, peut-être il expire, affamé, nu, proscrit.

Maudissant comme ingrat son vieil ami qui Taime.

Parle : était-ce bien lui? le connais-tu toi-même?

En quels lieux était-il ? où portait-il ses pas ? ^

II sait où vit Lycus ; pourquoi ne vient-il pas ? 295

Parle : était-ce bien lui ? parle, parle, te dis-je ;

Où Tas-tu vu ? — Mon hôte, à regret je t'afflige.

C'était lui, je l'ai vu

Les douleurs de son âme

Avaient changé ses traits. Ses deux fils et sa femme, 300

A Delphes, confiés au ministre du dieu.

Vivaient de quelques dons offerts dans le saint lieu.

Par des sentiers secrets fuyant l'aspect des villes,

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