LE SOMMEIL DE DIANE
Tel, lorsque, n’ayant plus de traits dans son carquois, Diane se repose et dort au sein d’un bois.
Haletant sur ses pas, son jeune chien fidèle.
L’œil sur elle attaché, vient s’asseoir auprès d’elle ; Muet, l’oreille droite, il attend son réveil;
Et si la chaste reine, au milieu du sommeil.
Laisse vers lui tomber une main nonchalante,
Il y va promener sa langue caressante.
(Pris de Callimaque, H. à Délos.)
POÉSIES d’ ANDRÉ CHÉNIER.