LE PRINTEMPS
Déjà l’hiver expire, et Phœbus dans son cours Partage également et les nuits et les jours.
Nos champs verront bientôt revenir l’hirondelle.
Que j’aime à contempler
Ces arbres nus encor de nouveaux feux dorés ,
Et des toits d’alentour les faîtes colorés !
Et là, cet humble toit, que des chaumes composent ! Deux pigeons, au soleil, ensemble s’y reposent ; Leurs yeux et leurs baisers s’unissent mollement. Leur plumage s’agite et frémit doucement.
Hélas ! je sens couler dans mon àme inquiète Une mélancolie et profonde et muette;
Quelque chose me manque, et je ne sais quels vœux. Ah! faut-il être seul et témoin de leurs jeux!