‹ Poésies de André Chénier (volume 2)Chapitre 68 sur 108 · XL VI · texte numérisé non relu

XL VI

Et moi, quand la chaleur, ramenant le repos, Fait descendre, en été, le calme sur les flots, J’aime à venir goûter la fraîcheur du rivage. Et, bien loin des cités, sous un épais feuillage, j Ne pensant à rien, libre et serein comme l’air,

I Rêver seul, en silence et regardant la mer.

Dlvis mon élégie champêtre :

Auprès d’eux tout est beau, tout pour eux s’attendrit. Le ciel rit à la terre, et la terre fleurit.

Aréthuse serpente et plus pure et plus belle;

Une douleur plus tendre anime Philonièle,

Flore embaume les airs d'une plus douce odeur Et son amant soupire avec plus de douceur.

POÉSIES d’ANDRÉ CHÉXIEjR.

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