‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 104 sur 496 · V. 86. Virgile, É néide, IV · texte numérisé non relu

V. 86. Virgile, É néide, IV

lmprobe amor, quid non mortalia pectora cogu?

Cf. Apollonius, ,4rÿ., IV, 445.

Quelle vierge as-tu vue au bord de l’Érymanthe ? on

N’es-tu pas riche et beau ? du moins quand la douleur N’avait point de ta joue éteint la jeune fleur?

Parle. Est-ce cette Æglé, lille du roi des ondes,

Ou cette jeune Irène aux longues tresses blondes ?

Ou ne sera-ce point cette fièrc beauté 95

Dont j’entends le beau nom chaque jour répété.

Dont j’apprends que partout les belles sont jalouses?

Qu’aux temples, aux festins, les mères, les épouses,

Ne sauraient voir, dit-on, sans peine et sans effroi ?

Cette belle Daphné?... — Dieux! ma mère, tais-toi, ion Tais-toi. Dieux! qu’as-tu dit? elle est fière, inflexible; Comme les immortels, elle est belle et terrible !

Mille amants l’ont aimée ; ils l’ont aimée en vain.

Comme eux j’aurais trouvé quelque refus hautain.

Non, garde que jamais elle soit informée... tos

Mais, ô mort! ô tourment ! ô mère bien-aimcc!

Tu vois dans quels ennuis dépérissent mes jours.

Écoute ma prière et viens à mon secours :

Je meurs ; va la trouver : que tes traits, que ton âge,

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