‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 109 sur 496 · V. 6. Lucrèce, I · texte numérisé non relu

V. 6. Lucrèce, I

lit, solenni more sacrorum

Perfeclo, posset claro comitari Bvmenæo.

Cette mort touchante d’une jeune vierge enlevée par les flots cruels, alors qu’on la conduisait au seuil de son amant, a souvent inspiré les poètes. Voici une épigramme qui semble avoir inspiré Chénier ; elle est de Xénocrilc de Rhodes, Anth., VII, 291 :

Xaërai aaxi eriÇovaiv »9’ àsuucà , Siapopt y.ojpy, vau>!7 oü yOi/iévrjç tiv àXl, Auittllz»).

’H yàp opivopivo o Ttovrou, Siizaax SxXzaarii \Apiv, vnip xolX ou éoùparo; i^itteaii.

K al ai v piv tfuvtZ TÛfOi ovvopa, xal y86vx Kvpriv, èarix Si ÿvypü xXùÇit lu’ uîyixXü,

Tri xpbv ’Aptazopiyu yvnzy xaxôv, ô; ai xopitua i; yipo y, out £ xo/5>js tfyocytv, o lire vrxuv.

Cf. Antipater de Tliessalonique, Anth., IX, 215 et aussi Anth., VII, 188. V. 8. « Sous le cèdre, » détail précis. Euripide, Aie., 160:

’Ex S’ iXouau xtSplvwv Sopav

xizpav ri. . .

Mais, seule sur la proue, invoquant les étoiles, Le vent impétueux qui soufflait dans ses voiles L’enveloppe : étonnée, et loin des matelots,

Pille tombe, elle cric, elle est au sein des flots.

Pille est au sein des flots, la jeune Tarentine ! ir>

Son beau corps a roulé sous la vague marine.

Tliétis, les yeux en pleurs, dans le creux d’un rocher.

Aux monstres dévorants eut soin de le cacher.

Par son ordre bientôt les belles Néréides S’élèvent au-dessus des demeures humides, *20

Le poussent au rivage, et dans ce monument L’ont au cap du Zéphyr déposé mollement ;

Et de loin, à grands cris appelant leurs compagnes,

Et les nymphes des bois, des sources, des montagnes,

Toutes, frappant leur sein et traînant un long deuil, 25 Répétèrent, hélas ! autour de son cercueil :

V. 11. Souvenir de Virgile [Enéide, VI, 338), heureusement modifie pour l’approprier au sujet ;

. Dum sidéra serval,

Excidcrat puppi (Palinurus), mediis effusus in undis.

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