VII. — V. 5-12. Virgile, Égl., VI
El forlunalam si nunquam armenta fuissent,
I'asiphaeu nivci solalur ainore juvenci.
ÉLÉGIES. 07
Gérés n’eût pour le joug élevé des troupeaux !
Tu voles épier sous quelle yeuse obscure, 5
Tranquille, il ruminait son antique pâture ;
Quel lit de fleurs reçut ses membres nonchalants ;
Quelle onde a ranimé l’albâtre de ses flancs.
0 nymphes, entourez, fermez, nymphes de Crète,
De ces vallons fermez, entourez la retraite. 10
Oh ! craignez que vers lui des vestiges épars Ne viennent à guider ses pas et ses regards.
Insensée, à travers ronces, forêts, montagnes.
Elle court. 0 fureur! dans les vertes campagnes,
Une belle génisse à son superbe amant 1:,
Ah! virgo iufelix, quæ te dementia cepit!...
Ah! virgo infelix, lu nunc iu inontibus erras;
Ille, latus niveum molli fultus hyacintho,
Ilice sub nigra patientes ruminât herhas;
Aut aliquam in magno sequitur grege! Claudite, Nymplur,
Dictxæ Nymphæ, nemorumjam claudite, saltus;
Si qua forte ferant oculis sese obvia nostris Errahunda bovis vestigia ; forsitan ilium Aut herba captum viridi, aut armenta secutum,
Perducant aliquæ stabula ad Gortyuia vaccæ.
Vov. l’histoire de Pasiphaé, et comment, par l’art de Dédale, elle eut un commerce criminel avec le taureau, Apollodore, III, 1.
V. 6. L’épithète antique est un peu forcée. Comme quelcpicfois chez les Latins (Virg., Én., IV, 458; Ovide, Fast., V, 536 et Am., III, v, 18), elle présente simplement une idée d’antériorité. Calpurnius, III, 15, a dit, en employant une épithète plus précise ;
Et malulinas revocat palearilms herhas.