‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 125 sur 496 · V. 49. Virgile, Ênéide, IV · texte numérisé non relu

V. 49. Virgile, Ênéide, IV

Hæc se carminilms promiltit aolvcre mentes Quas velit, aut aliis duras immitlere curas.

LE BERGEH.

Il n’en est point; il n’est pour moi que des douleurs : 5

Mou sort est de servir, il faut qu’il s’accomplisse.

Moi, j'ai ce chien aussi qui tremble à mon service;

C’est mon esclave aussi. Mon désespoir muet

Ne peut rendre qu’à lui tous les maux qu’on me fait.

LE CHEVRIER

La terre, notre mère, et sa douce richesse Sa

Ne peut-elle du moins égayer ta tristesse ?

Vois combien elle est belle ; et vois l’été vermeil,

Prodigue de trésors brillants fils du soleil,

Qui vient, fertile amant d’une heureuse culture.

Varier du printemps l’uniforme verdure ; oo

Vois 1’abri.ot naissant, sous les yeux d’un beau ciel,

Arrondir son fruit doux et blond comme le miel ;

Vois la pourpre des fleurs dont le pêcher se pare Nous annoncer l’éclat des fruits qu’il nous prépare Au bord de ces prés verts regarde ces guérets, 65

De qui les blés touffus, jaunissantes forêts,

Du joyeux moissonneur attendent la faucille.

D’agrestes déités quelle noble famille :

La Récolte et la Paix, aux yeux purs et sereins.

Sur ces croyances des anciens dans les chants magiques et dans les philtres, voy. Théocrite, Idyl., 11 ; Virgile, AV//., VIII ; Horace, Epod., Vet XVII ; Tibulle, I, n et v ; Lucain, Phars., VI, etc.

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