ARCAS
Qui le laisse échapper ne peut le retrouver. 20
Les fleurs ne sont pas tout. Le verger vient d’éclore,
Et l’automne a tenu les promesses de Flore.
Le fruit est mûr et garde en sa douce âpreté D’un fruit à peine mûr l’aimable crudité.
L’oiseau d’un doux plumage enveloppe son aile. 25
Pu milieu des bourgeons le feuillage étincelle.
La rose et Damalis de leur jeune prison Ont ensemble percé la jalouse cloison.
Effrayée et confuse, et versant quelques larmes,
Sa mère en souriant a calmé ses alarmes. ôo
L’hyménée a souri quand il a vu son sein Pouvoir bientôt remplir une amoureuse main.
V. 22. André se souvenait du vers divin de Malherbe, St. à Henri, p. 71 :
Et les fruits passeront la promesse des fleurs.
V. 27. On sait la signification que les comiques grecs donnaient aux mots rose et rosier.
V. 29. Ce vers se rapporte, non à la mère, qui est le sujet de la phrase, mais à la jeune fille. C'est une construction elliptique naturelle aux langues .à flexion, o't les cas expriment nettement les rapports, mais qui souvent amène de la confusion en français. On en trouve cependant des exemples dans les meilleurs écrivains. Ainsi Racine, dans Mithridatr :
Songez de quelle ardeur dans Éplièse adorée.
Aux filles de cent rois je vous ai préférée.
Quoique, dans cet exemple de Racine, la confusion ne soit possible qu'à l’audition, où l’on ne distingue pas adoré de adorée.
V. 32. Claudien, Éjriih. de Palla/le et de Céléritie, 125 : « Maturn tumescit virginitas. » Maximien, Égl., V, 27, a dit :
l'reliant oculos dune stantesque papill.T,
El quas adstringens clauderet una nianus.
IDYLLES. 91
Sur le coing parfumé le doux printemps colore Une molle toison intacte et vierge encore.
La grenade entr 'ouverte au fond de ses réseaux 35
Nous laisse voir l’éclat de ses rubis nouveaux.
IIYLAS