‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 140 sur 496 · V. 33. Calpumius, Égl., II · texte numérisé non relu

V. 33. Calpumius, Égl., II

Elenim sic flore juventæ

Induirons vultus, ut in arbore sarpe notavi Cerea sub tenui iucere Cydonia lana.

Y. 35. Callimaque, Hym. sur les bains de Pallas, 27, compare la rougeur de Pallas à celle des grains de la grenade :

rQ y.üpxt, ro S' îptvQos àviSpapc, np'iïov otstv û poSov, rj <j<65>75 xoxxeç iyei y.potav.

La grenade était chez les anciens un symbole aphrodisiaque.

V. — Cette histoire a été souvent l’objet des récits des poètes ; elle se trouvait, du reste, intimement liée à l’expédition des Argonautes. Cf. Orphée, Ary., 646 ; Apollonius, A rg., 1,1207; Théocrite, Idyl., XIII; Val. Flaccus, Ary., III, 545 ; Properce, I, xx ; Parny, la Journée champêtre. C’est directement de Théocrite que s’est souvenu André.

V. 1-2. Comme dans l’éd. de 1826, nous avons mis la virgule après cioguent, qui doit se rapporter à navire. Orphée, Ary., 491 : *o),in)yo/îo; 'A p-j’ii. Malherbe, p. 193 : « La navire qui parlait. » Lebrun, le Vengeur ; s Argo, la nef à voix humaine. 1 Le navire s'appelait Argo, du nom de son constructeur (Apoll., I, 18). « Éloquent, a car Minerve avait tiré d'un chêne de la forêt de Dodone une poutre merveilleuse qui rendait des oracles (Apoll., I, 526) ; cette poutre formait la quille du vaisseau (Orphée,

Craignant près de l’Euxin les menaces dn Nord,

S’arrête, et se confie au doux calme d’un port.

Aux regards des héros le rivage est tranquille ; b

Ils descendent. Hylas prend un vase d’argile,

Et va, pour leurs banquets sur l’herbe préparés,

Chercher une onde pure en ces bords ignorés.

Reines, au sein d’un bois, d’une source prochaine,

Trois naïades l’ont vu s’avancer dans la plaine. 10

Elles ont vu ce front de jeunesse éclatant.

Cette bouche, ces yeux. Et leur onde à l’instant Plus limpide, plus belle, un plus léger zéphyre,

Un murmure plus doux l’avertit et l’attire :

265). Le reste des bois de construction avait été coupé sur le Pélion, près des rives du Pénée. « Fil s des bois du Pence, o Horace, Od., I, xiv, s’adressant au vaisseau de la république : « Pontica pinus, silva* (ilia nobilis. » — Le nom de Colchos, qui se trouve au second vers, a donné lieu à cette remarque de M. Boissonade : (Cette ville de Colchos n’est guère connue que des poètes français. Chardin dit dans son voyage : « Les ruines de Colchos sont perdues, je n’en aperçois rien. » Il n'y a point eu de ville de Colchos, partant point de ruines. Colchi, à l’accusatif Colchos, sont les peuples de la Colchidc. Les vers de Racine

Vous pourriez à Colchos vous exprimer ainsi.

— Je le puis à Colchos, et je le puis ici.

n’en sont pas moins bons. La faute est comme consacrée. Boissonade],

Y. 3. Ovide, Ffist., IV, 132, a dit :

. , . Nec hibernas jam timuisse minas.

V. 4. I/O Port de Cios, au fond d’un golfe de la Propontide ( Schol . Théocrite, Idyl., XIII, 30).

V. 6. C’est ici que commence l’imitation de Théocrite, Idyl., XIII, 36. Nous nous contentons de renvoyer le lecteur à l’idylle grecque, trop longue pour être citée ici.

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