‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 158 sur 496 · III. — Événus de Paros, Anth., IX · texte numérisé non relu

III. — Événus de Paros, Anth., IX

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V. 1. Pandion avait deux filles : Procné et Philomèie. Térée, roi de

Et nourrit tes petits qui, débiles encor.

Nus, tremblants, dans les airs n'osent prendre l’essor.

Tu voles ; comme toi la cigale a des ailes. s

Tu chantes; elle chante. A vos chansons fidèles Le moissonneur s’égaye, et l’automne orageux En des climats lointains vous chasse toutes deux.

Oses-tu donc porter, dans ta cruelle joie,

A ton nid sans pitié cette innocente proie? 10

Et faut-il voir périr un chanteur sans appui

Sous la morsure, hélas ! d’un chanteur comme lui !

Thrace, après avoir épousé I’rocné, conçoit une passion criminelle pour Pliilomèle, l'enferme dans une grotte, la viole et lui coupe la langue ; mais Philomèle parvient à instruire sa sœur, qui la délivre pendant les fêtes de Bacchus, et toutes deux se vengent en faisant manger àTérée son propre (ils. Térée furieux se précipite sur elles l’épée à la main ; mais soudain Philomèle est changée en rossignol, Procné en hirondelle, et Térée en huppe. Voy. Ovide, Met., VI, 412 et sqq. Sur le genre des métamorphoses, les poêles et les commenlateurs varient. Cf. Anacréon, XI; Tzetzès, Chil., VII, 142; Sc/iol. Aristoph., Avez, 210. — C’est avec raison qu’au vers 2 André appelle rhirondelle inhumaine par rapport à la cigale, dont elle est en effet l’ennemie redoutable (Ælien, Hist. Anim., VIII, vi).

V. 6. « Fidèles , » qui ne le trompent point, qui sont pour lui le signe du retour de la belle saison et de l’été. Voy. plus loin Elégies, I, î, 19, et dans la note le vers d’Anacréon :

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V. 9-10. Sans pitié se rapporte au nid et non pas à rhirondelle. Dans l’imitation que fait André de l’épigramme grecque, il enchaîne habilement un vers de Virgile, Géorg., IV, 17 :

Ore forant dulcem nidis iinmitibus escam ;

»»rs dont s’était déjà souvenu la Fontaine, Fait., X, vu :

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