‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 168 sur 496 · V. 14. Horace, Od., III, ni · texte numérisé non relu

V. 14. Horace, Od., III, ni

Arces attigit igneas.

Cf. Pindare, Kim., I, épode iv.

J’apprends, pour disputer un prix si glorieux,

Le bel art d’Érichthon, mortel prodigieux,

Qui sur l’herbe glissante, en longs anneaux mobiles,

Jadis homme et serpent, traînait ses pieds agiles.

Elevé sur un axe, Érichthon le premier 5

Aux liens du timon attacha le coursier.

Et vainqueur, près des mers, sur les sables arides,

Fit voler à grand bruit les quadriges rapides.

Le Lapilhe hardi dans ses jeux turbulents,

Le premier, des coursiers osa presser les flancs. 10

Sous lui, dans un long cercle achevant leur carrière,

III. — Érichthon, quatrième roi d'Athènes, fils de Vulcnin et de la Terre (Apollodore, III, xiv), l’inventeur du quadrige. C’est Érichthon, comme le dit Manilius, Asir., I, 359,

Quem primum curru volilantem Juppiter alto Quadrijugis conspexit equis, cœloque sacra vil.

Il était contrefait, ce qui lui fit donner par la faille des pieds de serpent . Ovide, Met., Il, 560, prétend qu’un serpent s’était glissé dans son berceau. Euripide, Ion, 21, veut que Minerve l’ait confié à la garde de deux serpents, d’où l'usage se répandit chez les Athéniens de mettre des sprpents dorés dans le berceau des enfants, lesquels serpents étaient des colliers, comme Euripide le dit plus loin, v. 1451.

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