‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 189 sur 496 · A ABEL · texte numérisé non relu

A ABEL

Abel, doux confident de mes jeunes mystères,

Vois, mai nous a rendu nos courses solitaires.

Viens à l’ombre écouter mes nouvelles amours;

Viens. Tout aime au printemps, et moi j’aime toujours.

Tant que du sombre hiver dura le froid empire, 5

Tu sais si l’aquilon s’unit avec ma lyre.

Ma Muse aux durs glaçons ne livre point ses pas;

Délicate, elle tremble à l’aspect des frimas,

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