V. 31. Genèse, XXXVII
V. 31. Voy. Genèse , XXIX. Cf. Pétrarque, Tiiomphe d’amour, 111, 3t. V. 35. Horace, Sat., Il, vi, 1 ;
lloc erat in votis : modes agri non ita magnus Hortus ubi, et tectn vicions jugis aquæ fous,
Et paulum Sylva; super bis foret, etc.
Et plus loin, nu v. (Î0 de la même satire :
0 rus, quando ego te adspiciam? quandoque liceliit Nune veterum lihris, nunc somrno et inertibus horis Dueere sollicita; jucunda oblivia vitæ?
Boileau, Éptt., VI ;
Qu’heureux est le mortel qui, du monde ignoré,
Vit content de <oi-méme en un coin retiré.
ÉLÉGIES
Là je veux, ignorant le monde et ses travaux, io
Loiu du superbe ennui que l’éclat environne,
Vivre comme jadis, aux champs de Babylone,
Ont vécu, nous dit-011, ces pères des humains Dont le nom aux autels remplit nos fastes saints;
Avoir amis, enfants, épouse belle et sage; 4S
Errer, un livre en main, de bocage en bocage;
Savourer sans remords, sans crainte, sans désirs,
Une paix dont nul bien n’égale les plaisirs.
Douce mélancolie ! aimable mensongère,
Des antres, des forêts déesse tutélaire, so
Qui vient d’une insensible et charmante langueur Saisir l’ami des champs et pénétrer son cœur,
Quand, sorti vers le soir des grottes reculées,
Il s’égare à pas lents au penchant des vallées,
Et voit des derniers feux le ciel se colorer, sa
Et sur les moûts lointains un beau jour expirer.
Dans sa volupté sage, et pensive et muette,
Il s’assied, sur son sein laisse tomber sa tète.
Il regarde à ses pieds, dans le liquide azur
Du fleuve qui s’étend comme lui calme et pur, 60
Se peindre les coteaux, les toits et les feuillages,
Et la pourpre en festons couronnant les nuages.
Il revoit près de lui, tout à coup animés,
Y. 49-62. [Qui va s'asseoir ainsi au déclin du jour sur le penchant de la montagne, pour voir le soleil se coucher dans la plaine,
Dont le tableau changeant se déroule à ses pieds?
qui décrit avec une simplicité si pénétrante le charme du soir ? qui surprend une ressemblance entre le câline du fleuve et la paix de l’âme? qui cherche ainsi les secrètes harmonies de la nature et de l’homme ? Ce n’est pas Horace, c'est plutôt M. de Lamartine. Chénier, parti du hoc erat in votis, aboutit à la première méditation. Voilà la rêverie véritable, voilà la mélancolie. Rimui/r, Étude sur Horace.]