V. 21. Mimnerme, Anal., I, p
Si ftioç, ri Si rtp-nvov irtp xpvaïi ’ AfpoSinn',
TiOvatqv, Sri pot. pr<xirt raïiru plXot.
Cf. Plutarque, de Virl. mor., VI. Horace, <jui estimait Mimnerme, cl le mettait même au-dessus de Callimaque ( Eptt ., II, 11, 100], s'est aussi souvenu de cette pensée, Éptt., I, vi, 65 :
Si Mimnermus uti ccnsel, sine amore jocisquc Nil est jucundum, vivas in amore joeisque.
Cf. Properce, I, xiv, 10. — Ronsard, Am., II, vm, a dit, avec un sentiment très-juste de la belle langue poétique :
Eh! qu’est-il rien de doux sans Vénus? las! à l'heure Que je n'aimeray plus, puisse-je Irespasser.
Ces vers de Ronsard sont d’une coupe charmante, c’est de l'André Chénier ; mais plus loin, Am., II, xxm, il dira :
Sans toy, nymphe aime-ris, la vie est languissante, elc.
On pourrait retrouver cette pensée dans les petits poètes français en allant jusqu’à Parny, Poés. trot., III, xm. Elle résume même assez bien le côté élégiaque de tout poète ; la Fontaine, Élig., II, n’a-l-il pas dit ' Si l’on ne suit l’amour, il n’est douceur aucune?