‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 219 sur 496 · V. 21. Mimnerme · texte numérisé non relu

V. 21. Mimnerme

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Cette belle comparaison est due à Homère, Iliade, VI, 116

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André s’en souvient et embellit Mimnerme de toute la magnificence

170 ÉLÉGIES

Dont au faite des cieux le soleil remoulé as

Rafraîchit dans nos bois les chaleurs de l’été.

Mais l’iiiver, accourant d’un vol sombre et rapide,

Nous sèche, nous flétrit, et son souffle homicide Secoue et fait voler, dispersés dans les vents,

Tous ces feuillages morts qui font place aux vivants. 30 La Parque, sur nos pas, fait courir devant elle Midi, le soir, la nuit, et la nuit éternelle,

Et par grâce, à nos yeux qu’attend le long sommeil,

Laisse voir au matin un regard du soleil.

Quand cette heure s’enfuit, de nos regrets suivie, 55

La mort est désirable et vaut mieux que la vie.

O jeunesse rapide ! ô songe d’un moment !

d’Homère. Voici maintenant cette même pensée, moins l'ornement, dans ÏÉcclésiaste, I, i, 4 : « Generatio præterit. et generatio advenit : terra autem in æternum stat. » — Et ce qu’a dit l'homme do Chio, selon l'expression de Simonide, a résonné depuis sur toutes les lyres du monde. Cf. Euripide, Ino, fragm. {Plutarque, Cons. ad Apoll.); Aristophane, Ois., 685; Musée (apud Clém. Alex., Strom., VI, p. ‘247, A), etc. La comparaison en elle-même est susceptible de nuances et d’applications infinies ; voy. Virgile, Ên., VI, 509; Horace, Art poét., 60; Properce, II, xv, 51 ; J.-B. Rousseau, Od. sacrées, I, îx, etc. La poésie moderne l a souvent reproduite, comparant l’exilé à la feuiUe qu’emporte le vent.

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