‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 22 sur 496 · XCV II · texte numérisé non relu

XCV II

T’ouvre tous les trésors. Ta grâce auguste et ficre De nature et d'éternité

Fleurit. Tes pas sont grands. Ton front ceint de lumière Touche les deux. Ta flamme agite, éclaire, ôo

Dompte les cœurs. La liberté,

?our dissoudre en secret nos entraves pesantes,

Arme ton fraternel secours.

C’est de tes lèvres séduisantes

Qu'invisible elle vole, et par d’heureux détours 35

Trompe les noirs verrous, les fortes citadelles,

Et les mobiles ponts qui défendent les tours,

Et les nocturnes sentinelles.

Son règne, au loin semé par tes doux entretiens,

Germe dans l'ombre au cœur des sages. 40

Ils attendent son heure, unis par tes liens,

Tous, en un monde à part, frères, concitoyens,

Dans tous les lieux, dans tous les âges.

Tu guidais mon David à la suivre empressé :

V. 38. Ne scmbte-t-il pas dire de la liberté ce que Malherbe, Stances à Du Périer, p. 42, dit de la mort :

Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N’en défend pas nos rois?

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