‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 222 sur 496 · V. 47. Mimnerme · texte numérisé non relu

V. 47. Mimnerme

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L’Aurore, qui aimait Tithon, fils de Laomédon (Apollodore, III, xu), l’enleva et demanda à Jupiter d’accorder à son amant l’immortalité ; mais, comme elle oublia de demander pour lui la jeunesse éternelle, Tithon fut voué à une immortelle vieillesse ; voy. Homère, Hymn. à Vénut, 219.

ÉLÉGIES

De vieillir chaque jour, et de vieillir encore,

Sans espoir d’échapper à l’immortalité !

Jeune, son front plaisait. Mais quoi ! toute beauté. ko

Se flétrit sous les doigts de l’aride vieillesse.

Sur le front du vieillard habite la tristesse ;

Il se tourmente, il pleure; il veut que vous pleuriez.

Ses yeux par un beau jour ne sont plus égayés.

L’ombre épaisse et touffue, et les prés et Zéphyre o?>

Ne lui disent plus rien, ne le font plus sourire.

La troupe des enfants, en l’écoutant venir,

Le fuit comme enuemi de leur jeune plaisir ;

Et s'il aime, en tous lieux sa faiblesse exposée

Sert aux jeunes beautés de fable et de risée. 60

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