‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 228 sur 496 · V. 4 et suiv. Imité d’Horace, Od., II, tx · texte numérisé non relu

V. 4 et suiv. Imité d’Horace, Od., II, tx

Non sempor îmbres nubibus hispidos Manant in agros, aut mare Caspium Vêtant iiiæquales procellaa I.'sque ; ncc Armeniis in oris,

Amice Valgi, stat glacies iners Menses per omnes; aut aquilonihus Querccta Gargani laborant,

Et foliis viduantur orni.

André sans doute se souvenait aussi de ce passage d’Euripide, Herc. fur. , 1(H, où la même pensée est exprimée :

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Cf. Euripide, Troy., 102; Pindare, 01., II. — L'ode d’Horace a eu beaucoup d'imitateurs dans la poésie française. Vov. Ronsard, Am., I, clxvi, et Od., IV, xxi ; Racan, Berg., III, Chœur, et V, Êpith.; Malherbe, p. 233 et p. 247 ; Rousseau, Od., II, iv.

V. 14. A chacun des vers 14, 15, 16, la césure avance d’une syllabe. Par cette coupe savante, André parvient à imiter les mètres variés de la fable.

Ou le dit. Sur mou seuil jamais cette volage 15

N’a mis le pied. Mais quoi ! sou opulent passage.

Moi qui l’attends plongé dans un profond sommeil,

Viendra, sans que j’y pense, enrichir mon réveil.

Toi qu’aidé de l’aimant plus sur que les étoiles,

Le nocher sur la mer poursuit à pleines voiles ; 20

Qui sais de ton palais, d’esclaves abondant ,

De diamant, d’azur, d’émeraudes ardent,

Aux gouffres du Potose, aux antres de Golconde,

Tenir les rênes d’or qui gouvernent le monde,

Brillante déité ! tes riches favoris 25

Te fatiguent sans cesse et de vœux et de cris :

Peu satisfait le pauvre. 0 belle souveraine !

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