V. 17. La Fontaine, Fables, VII, xu
11 la trouve assise à la porte De son ami plongé dans un profond sommeil.
La fortune, avec ses vicissitudes, est un thème éternel de poésie ; Manilius, Aslr., IV, 78, a dit : « Transit per ilium, ex illo fortuna venit. » Les tragiques grecs abondent en semblables pensées; c'est comme une leçon perpétuelle qu’ils donnaient aux volages Athéniens. Voy. Sophocle, Anl., 1158.
V. 19. Ici se dressent les deux grands noms de Pindare et d'Horace. — Pindare, 01., XII, invoque la Fortune Libératrice :
Tiv y àp iv itovrw xuBs/svüvrai fioat vâc;, iv yir.zbi tj Xzu^epol noXs/jiOt, xàyopxi jiovXot. yopoi • aîy t fiiv xvopûiv n à XX’ âvu, rai 5’ aZ xiru <ptùôrt fJLirapLÙ/ia ri/nvoi— eat, ximZvoovt’ tXniStf, x. t. X.
Et Uorace, Od., I, xxxv, s’inspirant du poëte thébaiu :
0 Diva, gratum quæ regis Antium. . . .
Te pauper ambit sollicita prece Ruris colonus; te dominant æquoris,
Quicumque Bithyna lacessit Carpatliium pelagus cariua, etc.
A côté de ces belles invocations à la Fortune, on peut mettre les beaux vers de Pétrone, Sat., CXX. Cf. Dante, Div. Com , Enfer, VU.