‹ Poesies de Andre Chenier edition critiqueChapitre 233 sur 496 · V. 49. Tibulle, III, v · texte numérisé non relu

V. 49. Tibulle, III, v

Vivite felices, memores et vivite noslri,

Sive erimus, seu nos fata fuisse volent.

V. 51-53. Stace, T/téb., Il, 400, emploie une périphrase analogue : « Astriferum veloxjam circulus orbem torsit. » Malherbe, Stances aux ombres île Datnon, p. 5*7 :

Depuis que tu n'es plus, la campagne déserte A dessous deus hivers perdu sa robe verte,

Et deux fois le printemps l’a repeinte de fleurs.

La Fontaine, Ode IV :

Deux fois l'hiver en ton empire,

A ramené les aquilons ;

El nOs climats ont vu l'année Deux fois de pampres couronnée.

ÉLÉGIES

Si longtemps autrefois nous n’étions point perdus ! hü

Aux plaisirs citadins tout l’hiver assidus,

Quand les jours repoussaient leurs bornes circonscrites Et des nuits à leur tour usurpaient les limites,

Comme oiseaux du printemps, loin du nid paresseux.

Nous visitions les bois et les coteaux vineux, go

Les peuples, les cités, les brillantes naïades ;

Et l’humide départ des sinistres Pléiades Nous renvoyait chercher la ville et ses plaisirs,

Ou, souvent rassemblés, livrés à nos loisirs,

Honteux d’avoir trouvé nos amours infidèles, C5

Disputer des beaux-arts, de la gloire et des belles.

Ah ! nous ressemblions, arrêtés ou flottants,

Aux fleuves comme nous voyageurs inconstants :

Ils courent à grand bruit ; ils volent, ils bondissent ;

Dans les vallons riants leurs flots se ralentissent; io

Quand l’hiver, accourant du blanc sommet des monts.

Vient mettre un frein de glace à leurs pas vagabonds.

Ils luttent vainement, leurs ondes sont esclaves ;

Les a dôme palais » représentent les mois ou les douze signes du zodiaque. Employant l'expression technique, Malherbe, p. 145, a dit :

Certes l’autre soleil, d’une erreur vagabonde,

Court inutilement par ses douze maisons.

Régnier, Sat., V, avait dit avant lui :

Selon que le soleil se loge en ses maisons.

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